LES NEGATIONS DE L'UCI
The today editorial of l'Equipe. (september 10 2005)
Sorry but in french ; may be someone can help in the translation
DIX SEPT JOURS.
Dix sept jours, du mardi 23 août à hier, vendredi 9 septembre : tel est le
délai qu'il a fallu à l 'Union cycliste internationale (UCI) et à son
président, Hein Verbruggen, pour réagir (voir page 16) à la révélation, dans
l'Equipe de la présence d'EPO, produit dopant lourd interdit depuis le début
des années 90n dans six échantillons d'urine différents de Lance Armstrong
conservés depuis le Tour de France 1999
Normal, Lance Armstrong n'est après tout que le vainqueur des sept derniers
Tour de France, et à ce titre recordman de l'épreuve la plus prestigieuse et
la plus emblématique du sport cycliste, dont l'UCI est le gouvernement. Et
les pièces publiées dans l'Equipe du 23 août n'auraient rien démontré d
'essentiel : juste qu "Armstrong avait triché pour remporter son premier
Tour de France et qu'il avait menti tout au long de sa carrière, en
affirmant qu'il n'avait jamais, pendant l'exercice de celle-ci, consommé de
produit dopant.
Pareille information valait-elle que l'UCI et son président s'interrogent
sur le fond : les règles et l'éthique du sport ; et sur cette question
essentielle : Lance Armstrong a-t-il triché ou menti ? Bien sûr que non. Les
préoccupations de l'UCI et de M. Verbruggen sont ailleurs : qui sont les
responsables de cette nouvelle atteinte à la probité du cyclisme et de son
plus éminent champion ? Qui a permis la fuite d'informations censées rester
confidentielle ? De quel droit Richard Pound, président de l'Agence mondiale
antidopage, s'exprime-t-il sur le sujet, etc. ?
L'attitude de l'Union cycliste internationale nous a souvent interpellé
quant à sa propre hiérarchie des combats à mener. Elle est cette fois
confondante. Hein Verbruggen le reconnaissait lui-même, avec un brin de
fatalisme, dans les colonnes du Figaro, hier matin : " Je sais déjà qu'il y
aura des reproches avançant que nous ne nous attaquons qu'à la procédure.. "
Oui, sur ce dossier Armstrong, on peut légitimement reprocher à l'UCI et à
M. Verbruggen de ne pas se soucier du devenir de leur sport, qui court
pourtant de très graves dangers.
Au passage, bien entendu, ils ont également mis en cause la rigueur et l'objectivité
du travail de l'Equipe. Nos lecteurs en sont juges. C'est bien connu : ce n'est
pas dans les pelotons que le dopage est une abomination, mais bien dans les
colonnes des journaux.
Claude Droussent